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  • SIMÓN BOLÍVAR, PRESENTE !
  • 민족일보
    2013.12.11 04:43:38
  • Il y a deux cents ans s’achevait la «  Campagne admirable  » du Libertador
    SIMÓN BOLÍVAR, PRESENTE  !


    Il y eut dans l’histoire des hommes d’exception  : Simón de la Santísima Trinidad Bolívar y Palacios, père de l’indépendance du Venezuela, est l’un d’entre eux. Et les polémiques qui entourent aujourd’hui l’héritage de ce géant politique en sont le témoignage. Celui qui déclara un jour que «  tous les peuples du monde qui ont choisi de s’unir pour la liberté ont fini par anéantir leurs tyrans  », et que «  la souveraineté des peuples est la seule autorité légitime des nations  », baigna sa vie durant dans les Lumières. L’année 2013, sur le point de s’achever, marque aussi le bicentenaire de la «  Campagne admirable  » du Libertador.

    Les premières tentatives

    Dans ce que l’on appelait encore la Capitainerie générale du Venezuela, l’une des colonies de l’immense empire hispano-américain, les luttes pour l’indépendance ne prirent véritablement de l’ampleur qu’au tout début du XIXe  siècle. Elles avaient eu leurs pionniers : J.M. España, rêvant d’émancipation, mais exécuté en 1799, ou Francisco Miranda, dont les débarquements échouèrent en 1806. Fin 1807, à la suite de l’invasion de l’Espagne par les armées françaises, Napoléon avait cherché à placer ses pions, en nommant Vincente de Emparan gouverneur de Caracas, en envoyant ses agents spéciaux… Mais ces missions tournèrent court  ; les partisans de la couronne espagnole gardèrent le dessus. Lorsque l’Empereur changea de stratégie, en 1810, et opta pour un soutien actif aux indépendantistes, ses ordres ne furent pas toujours appliqués. L’ambassadeur de France à Washington, Sérurier, fit ainsi traîner les négociations avec les envoyés de Miranda, jusqu’à la chute des rebelles.

    Les vagues d’insurrections ne grossirent qu’à partir du début de 1810, soit après la nouvelle de l’occupation quasi intégrale de l’Espagne par les troupes françaises. C’est à ce moment-là que tout bascula : le capitaine général du Venezuela, représentant du Royaume d’Espagne, fut déposé par la junte de Caracas, au mois d’avril 1810. Malgré les divisions entre créoles, cette dynamique amena les insurgés à proclamer l’indépendance le 5 juillet 1811 et à faire adopter par un congrès élu au suffrage censitaire une Constitution nouvelle (décembre). La reconquête espagnole était lancée en mars 1812, et s’achevait dès le mois de juin. En juillet, la Première République du Venezuela était perdue, et il fallut patienter jusqu’à l’été suivant pour que les indépendantistes repassassent à l’offensive.

    Bolívar, à la tête de quelques centaines d’hommes seulement, avait pourtant déjà remporté, à partir de Barranco, puis Ocaña, une série de victoires importantes, grâce à une audace hors du commun. Dans les premiers mois de 1813, Cúcuta, Mérida, Trujillo avaient été libérées, et la « Guerre à mort » était déclarée à l’Espagne (juin). Le 6 août 1813, c’était l’entrée triomphale dans Caracas, qui le faisait capitaine général des armées et Libertador (octobre). Néanmoins, quelques mois plus tard, se concluait la «  Campaña Admirable  », qui lui avait fait parcourir près de 2  000 kilomètres en moins d’un an. Avec elle, s’achevait l’expérience de la Deuxième République et, à la suite de la défaite de Puerta (juin 1814), c’était la retraite (juillet). Dès la mi-février 1815, 60 navires avec à leur bord 15  000 hommes quittaient l’Espagne pour rétablir l’ordre aux Amériques. C’était l’expédition militaire la plus considérable jamais dirigée vers les colonies hispaniques. La mission du général Morillo était d’écraser tous ceux qui parlaient d’indépendance, ou manifestaient trop de sympathie pour la démocratie. Cartagena des Indias, forteresse de la rébellion, puis Bogotá étaient reprises. La répression redoubla de violence, tant contre le petit peuple insurgé que contre les intellectuels et les élites créoles.

    El Libertador

    Il était déjà trop tard, car l’avenir s’ouvrait sous les pas des Libérateurs  : Bolívar avait resurgi. Celui que le général indépendantiste Castillo lui-même avait qualifié de « tête délirante » en quête d’« aventures chimériques  »  ; que le général Santander, devenu un adversaire politique, accusait de mépriser la propriété privée et de provoquer une « guerre intérieure dans laquelle gagneraient ceux qui n’ont rien et qui sont nombreux, et perdraient [ceux qui ont] beaucoup, mais qui sont peu »  ; que les élites créoles enrichies, comprenant qu’il pouvait tout renverser, et d’abord leur domination sociale, en transformant un mouvement de libération nationale en réformisme radical, commençaient à haïr. Lui que les royalistes surnommaient le « caudillo des sans-chemises »  ; que l’Église compara à Satan et excommunia parce qu’il avait prononcé « le divorce de la fidélité au Christ et de la soumission au roi d’Espagne ». Celui-là même que des représentants du gouvernement états-unien appelaient « le fou de Colombie », parce qu’il avait libéré les esclaves et les avait hissés, avec les Indiens, aux rangs de citoyens.

    Simón Bolívar avait laissé sur les routes de son exil des idées visionnaires qui heurtaient tous les candidats au despotisme local, en exposant ce que devait être le nécessaire rapprochement des anciennes colonies d’Amérique hispanique qu’il rêvait de libérer, ainsi que leur union en un seul État, « multinational », appelée «  confédération de nations républicaines  », et destinée à impulser le développement des peuples de ce continent et de consolider leur souveraineté face aux dangers émanant de toutes les puissances étrangères –  européennes et états-unienne. À la fin du mois de décembre 1815, après une escale à Jacmel pour reprendre quelques forces et y recevoir de Pétion (Papa Bon-Kè), alors président de l’État du Sud d’Haïti, argent, armes et bateaux – ce qui s’avéra décisif –, Bolívar était de retour dans sa patrie. Il dut s’y reprendre à plusieurs fois pour que le débarquement réussît. Rentré avec la même ténacité, et un sens politique désormais en fusion avec son génie militaire, il parvenait à rassembler un peuple et à le lancer dans une épopée qui n’en était encore qu’à ses débuts. La victoire, l’indépendance, étaient au bout de plus d’une nouvelle décennie de luttes.

    Fin 1816, Bolívar réorganisait les armées insurrectionnelles avant les nouvelles offensives. En 1817, il abolissait l’esclavage dans les territoires qu’il contrôlait. Mais les royalistes tenaient encore de nombreuses zones. À la fin de l’année 1818, ses forces avaient libéré les régions de la Guyane et de l’Orénoque, comme celles de Barcelona et de Cumana. À partir de mars 1819 débutait l’avancée vers la délivrance de la Colombie, qui passa par la traversée des Andes pour remporter la victoire de Boyacá, entrer dans Bogotá (août) et déclarer l’indépendance de la Grande Colombie, qui réunissait les États actuels du Venezuela, de Colombie, du Panamá et de l’Équateur (décembre). Après la rupture de l’armistice (1820), la reprise des combats en 1821 amenait la victoire de Carabobo et l’élection de Bolívar à la présidence de la Grande Colombie (septembre). Restait à prendre le dernier refuge de la présence coloniale espagnole qu’était le Pérou. Victorieux à Pichincha (1822), le général Sucre rejoignait Bolivar, entré à Lima en septembre 1823, après sa traversée des Andes péruviennes.

    Vint l’ultime bataille, celle d’Ayacucho, le 9 décembre 1824, qui transforma la libération du Pérou en indépendance de l’Amérique toute entière ; Ayacucho, ou le geste de l’estocade que Sucre et la première armée internationaliste latino-américaine portèrent au colonialisme sur le continent. Sucre, que Bolívar, jugeant raisonnable de ne pas accepter la charge additionnelle de chef suprême du nouvel État de Bolivie (sa fille «  préférée  », pour laquelle il rédigea une constitution émancipant les populations amérindiennes, majoritaires dans la région), suggéra pour cette fonction. Bolívar, lui, était happé par d’autres soucis, de l’éclatement de la Grande Colombie au Congrès de Panamá… Les fils du Nouveau Monde sont-ils parvenus à mettre à bas l’autre Ancien Régime qu’avait été l’Empire colonial espagnol ? Réussirent-ils à dessiner l’unité continentale pour laquelle Bolívar jeta toutes ses forces ? La justice sociale et l’union dans la souveraineté se profilent à peine de nos jours –  et c’est là l’actualité d’un Libertador qui revit mille existences dans les avancées révolutionnaires actuelles de l’Amérique latine.

    HERRERA Rémy


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